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Mis à jour le 28 septembre 2026 : Montants et conditions vérifiés : VMC seule non éligible, fenêtres seulement en remplacement de simple vitrage, prêt distribué jusqu'au 31 décembre 2027.
Emprunter jusqu’à 50 000 € pour rénover sans payer un centime d’intérêt : c’est tout le principe de l’éco-prêt à taux zéro. Et depuis le 1er septembre 2026, il pèse plus lourd que jamais. MaPrimeRénov’ ne finance plus seuls l’isolation, les fenêtres, le chauffe-eau thermodynamique ni le chauffage au bois. L’éco-PTZ, lui, n’a rien perdu : sa liste de travaux est intacte, et ses exigences techniques ont été transférées dans son propre arrêté. Sans condition de ressources, proposé par les banques jusqu’au 31 décembre 2027, il devient avec la prime CEE le financement de référence de ces travaux. Voici l’éco-PTZ 2026 règle par règle : montants, travaux éligibles, ordre des démarches, et les erreurs qui font perdre le taux zéro.
L’éco-PTZ 2026 en bref
Le mécanisme est simple. Vous remboursez le capital emprunté, et seulement lui. Les intérêts, c’est l’État qui les paie, sous la forme d’un crédit d’impôt accordé à la banque. Les frais de dossier ne peuvent pas vous être facturés, pas plus que des indemnités si vous remboursez en avance.
Deux coûts restent possibles. L’assurance emprunteur, que la loi n’impose pas mais que la banque peut demander, comme pour n’importe quel crédit. Et, si elle exige une garantie, les frais d’acte et de garantie. Car l’éco-PTZ reste un prêt : la banque étudie votre capacité de remboursement, et elle peut refuser.
Le dispositif existe depuis 2009 et court jusqu’au 31 décembre 2027. Aucune condition de revenus : là où MaPrimeRénov’ module ses montants selon votre profil, l’éco-PTZ ne regarde que la nature des travaux, le logement et votre solvabilité.
L’essentiel en chiffres : 7 000 € pour des fenêtres seules, 15 000 € pour un autre geste seul, 25 000 € pour deux, 30 000 € pour trois et plus, remboursables sur 15 ans au maximum. 50 000 € sur 20 ans pour une rénovation globale, ou pour financer le reste à charge d’un projet aidé par MaPrimeRénov’. Travaux confiés à un artisan RGE, dans une résidence principale de plus de deux ans.
Réforme de septembre 2026 : ce qui change pour l’éco-PTZ, et ce qui ne change pas
Le 1er septembre 2026, le décret n° 2026-822 a réduit le parcours par geste de MaPrimeRénov’ en métropole à quatre travaux : la pompe à chaleur (air-eau, géothermique ou solarothermique), le raccordement à un réseau de chaleur, la dépose d’une cuve à fioul et l’audit énergétique. L’isolation, les fenêtres, la ventilation, le chauffe-eau thermodynamique, le chauffage au bois et le solaire thermique ne sont plus aidés qu’au sein d’une rénovation d’ampleur. L’isolation des murs, elle, en était déjà sortie le 1er janvier 2026.
L’éco-PTZ n’a pas suivi. Une partie de ses critères techniques avait été harmonisée avec ceux de MaPrimeRénov’ le 1er juillet 2025. Quand MaPrimeRénov’ a abandonné ces travaux, un arrêté du 25 août 2026 a transféré leurs exigences dans le texte propre à l’éco-PTZ. Elles s’appliquent à toutes les offres de prêt émises depuis le 1er septembre 2026. La liste des travaux finançables, elle, n’a pas bougé.
| Travaux | MaPrimeRénov’ (demande déposée depuis le 1er septembre 2026) | Éco-PTZ |
|---|---|---|
| Isolation des combles, de la toiture, des murs, des planchers bas | Rénovation d’ampleur uniquement | Oui, jusqu’à 15 000 € pour un seul geste |
| Fenêtres, en remplacement de simple vitrage | Rénovation d’ampleur uniquement | Oui, 7 000 € si c’est le seul geste |
| Chauffe-eau thermodynamique, chauffe-eau solaire | Rénovation d’ampleur uniquement | Oui |
| Poêle, insert, chaudière au bois ou aux granulés | Rénovation d’ampleur uniquement | Oui |
| Pompe à chaleur air-eau ou géothermique | Oui, par geste, hors profil Rose | Oui, jusqu’à 50 000 € sur 20 ans, dans la limite du reste à charge |
| VMC double flux | Rénovation d’ampleur uniquement | Pas seule : avec un changement de chauffage ou dans une rénovation globale |
Conséquence pratique : pour ces travaux réalisés seuls, le montage type est désormais la prime CEE, la TVA à 5,5 % et l’éco-PTZ pour le solde. Ce que MaPrimeRénov’ finance encore, profil par profil, est détaillé dans notre guide MaPrimeRénov’ 2026.
Qui peut bénéficier de l’éco-PTZ
Pas de condition de revenus, donc. Mais des conditions sur l’emprunteur et sur le logement. Peuvent emprunter :
- Les propriétaires occupants, qui vivent dans le logement rénové.
- Les propriétaires bailleurs, si le logement est loué comme résidence principale, ou s’il l’est dans les six mois qui suivent la fin des travaux. Les autres aides ouvertes aux bailleurs sont réunies dans notre article sur l’aide à la rénovation pour les propriétaires bailleurs.
- Les sociétés civiles non soumises à l’impôt sur les sociétés, dont au moins un associé est une personne physique : la SCI familiale classique.
- Les syndicats de copropriétaires, avec un éco-PTZ collectif pour les travaux de l’immeuble (voir la FAQ).
Côté logement, trois conditions. Être une résidence principale, occupée au moins huit mois par an. Être achevé depuis plus de deux ans à la date de début des travaux. Et ne pas avoir déjà financé de travaux avec un éco-PTZ, sauf à passer par l’éco-PTZ complémentaire, possible dans les cinq ans qui suivent le premier. Résidences secondaires, locations saisonnières et locaux professionnels sont exclus. Un locataire ne peut pas emprunter, mais rien n’empêche son propriétaire de le faire.
Travaux éligibles et montants de l’éco-PTZ en 2026
Le montant maximal dépend du nombre de catégories de travaux réalisées, les « actions » dans le jargon du dispositif, ou du type de projet.
| Type de projet | Montant maximal | Durée maximale |
|---|---|---|
| 1 action sur les fenêtres (parois vitrées) | 7 000 € | 15 ans |
| 1 action d’une autre nature | 15 000 € | 15 ans |
| 2 actions | 25 000 € | 15 ans |
| 3 actions ou plus | 30 000 € | 15 ans |
| Rénovation globale (travaux conformes à la rénovation d’ampleur) | 50 000 € | 20 ans |
| Éco-PTZ MaPrimeRénov’ (reste à charge d’un projet aidé) | 50 000 €, dans la limite du reste à charge | 20 ans |
| Assainissement non collectif | 10 000 € | 15 ans |
Le prêt couvre la fourniture et la pose des équipements, la dépose et la mise en décharge des anciens, les frais de maîtrise d’œuvre et d’assurance du maître d’ouvrage, et les travaux indissociablement liés à ceux que vous faites financer. Vous choisissez la durée, entre 3 ans et le maximum autorisé.
Les catégories de travaux et leurs exigences
Chaque action doit atteindre des performances minimales. C’est l’artisan qui les certifie, dans le formulaire qu’il remplit pour la banque. Les principales :
| Action | Exigence minimale |
|---|---|
| Isolation de la toiture | Combles perdus : R ≥ 7 m²·K/W. Rampants et combles aménagés : R ≥ 6. Toiture-terrasse : R ≥ 4,5. |
| Isolation des murs donnant sur l’extérieur | R ≥ 3,7 m²·K/W en métropole. |
| Fenêtres et portes-fenêtres | En remplacement de fenêtres en simple vitrage. Uw ≤ 1,3 et Sw ≥ 0,3, ou Uw ≤ 1,7 et Sw ≥ 0,36. Fenêtres de toit : Uw ≤ 1,5 et Sw ≤ 0,36. |
| Isolation des planchers bas | R ≥ 3 m²·K/W. |
| Chauffage performant ou renouvelable | Pompe à chaleur air-eau ou géothermique, chaudière biomasse, poêle ou insert, système solaire combiné, aux performances minimales fixées par l’arrêté (efficacité saisonnière, rendement et émissions des appareils au bois). Pompe à chaleur hybride avec appoint au gaz ou au fioul : faites confirmer l’éligibilité par la banque. |
| Eau chaude renouvelable | Chauffe-eau thermodynamique, chauffe-eau solaire (au moins 2 m² de capteurs en métropole). |
Pour les combles perdus, R ≥ 7 représente une trentaine de centimètres de laine soufflée, selon l’isolant. Exigez que la résistance thermique figure en toutes lettres sur le devis. Épaisseurs et matériaux sont comparés dans notre dossier sur l’isolation des combles, et le choix du vitrage dans notre comparatif double ou triple vitrage.
Et la ventilation ? Une VMC double flux posée seule n’ouvre pas droit à l’éco-PTZ. Elle n’y entre qu’associée à un changement de système de chauffage, ou intégrée à une rénovation globale. Pour le choix de l’appareil, voir notre guide pour choisir sa VMC.
Rénovation globale : 50 000 € sur 20 ans
C’est l’option la plus puissante, et la moins connue. En maison ou en appartement, les travaux doivent être conformes à ceux de la rénovation d’ampleur de MaPrimeRénov’. Concrètement, un audit énergétique réalisé avant les travaux doit démontrer un gain d’au moins deux classes au DPE, avec au moins deux postes de travaux sur l’enveloppe du bâtiment. En échange, jusqu’à 50 000 € sur 20 ans. En immeuble collectif, le critère est différent : au moins 35 % d’économie d’énergie, et une consommation après travaux inférieure à 331 kWh par m² et par an.
Un point reste flou depuis septembre : la rénovation d’ampleur de MaPrimeRénov’ est désormais réservée aux logements classés E, F ou G. Pour un logement mieux classé, faites confirmer l’éligibilité à cette option par votre banque ou par l’ADIL de votre département avant de monter le projet. Ce que contient un audit et ce qu’il coûte : notre article sur l’audit énergétique. Les travaux qui font gagner le plus de classes sont classés dans notre guide pour améliorer son DPE.
La procédure de l’éco-PTZ, dans le bon ordre
L’éco-PTZ ne se demande pas sur un portail public. C’est votre banque qui instruit le dossier et émet l’offre de prêt. Le dossier classique réunit :
- le formulaire « emprunteur », que vous remplissez ;
- le formulaire « entreprise », rempli et signé par chaque artisan, qui y certifie que les travaux respectent les exigences techniques ;
- les devis détaillés et le descriptif des travaux ;
- un justificatif de résidence principale et votre dernier avis d’imposition.
Si vos travaux sont aidés par MaPrimeRénov’, le dossier se simplifie : il suffit de joindre à votre formulaire de demande la décision d’octroi de l’Anah. Elle doit dater de moins de six mois : passé ce délai, la banque ne peut plus délivrer le prêt sur cette base. En fin de parcours, la notification de versement de la prime tient lieu de justificatif.
La règle propre à l’éco-PTZ est plus souple qu’on ne le lit souvent : les travaux ne doivent pas avoir commencé plus de trois mois avant l’émission de l’offre de prêt. Un chantier lancé il y a quelques semaines reste donc finançable. Mais cette tolérance ne protège que le prêt. Pour la prime CEE, l’offre de l’obligé doit être acceptée avant la signature du devis. Pour MaPrimeRénov’, les travaux ne peuvent commencer qu’après l’accusé de réception de l’Anah. C’est la règle la plus stricte qui commande, et c’est rarement celle de l’éco-PTZ. Sans compter qu’un chantier lancé avant l’accord de la banque devient un chantier sans financement si elle refuse.
Une fois l’offre émise, vous avez trois ans pour réaliser les travaux et transmettre les factures. Un allongement est possible en cas de force majeure, de maladie ou d’accident entraînant une incapacité temporaire de travail d’au moins trois mois, de décès, de procédure contentieuse ou de catastrophe naturelle ou technologique, à condition de le demander au plus tard trois mois avant l’échéance.
Aucune source officielle ne mentionne de délai de réponse imposé à la banque : tout dépend de l’établissement et de la qualité du dossier. Un formulaire entreprise incomplet suffit à bloquer l’instruction, relisez-le avec l’artisan avant de le déposer.
Vous achetez un logement à rénover ? Demandez l’éco-PTZ en même temps que votre crédit immobilier. Les devis peuvent alors être fournis plus tard, au plus tard à la date de versement du prêt. Et l’éco-PTZ se cumule avec le prêt à taux zéro d’accession.
Éco-PTZ, MaPrimeRénov’ et CEE : trois montages depuis septembre
L’éco-PTZ ne fait pas baisser la facture : il étale sans frais ce qui reste à payer une fois les primes déduites. Et comme ce n’est pas une subvention, il n’entre pas dans le plafond de cumul des aides que fixe MaPrimeRénov’ selon vos revenus. Depuis septembre, trois cas de figure. Notre guide pour cumuler les aides à la rénovation énergétique les détaille avec tous les plafonds.
1. Pompe à chaleur : MaPrimeRénov’, prime CEE et éco-PTZ
Exemple : une chaudière gaz remplacée par une pompe à chaleur air-eau agréée, dans une maison de 100 m² en zone H2, pour un ménage au profil Jaune.
| Poste | Montant |
|---|---|
| Pompe à chaleur installée, TVA 5,5 % comprise | 12 000 € |
| Prime CEE Coup de pouce Chauffage | environ 5 000 € |
| MaPrimeRénov’ (profil Jaune) | 4 000 € |
| Plafond d’aides du profil Jaune : 75 % du coût | 9 000 €, atteint pile |
| Reste à charge | 3 000 € |
| Éco-PTZ à 0 % sur 5 ans | 50 € par mois |
Les trois quarts du chantier couverts par les aides, le solde étalé à 50 € par mois, sans un euro d’intérêt. Deux conditions pour que le scénario tienne : un modèle de pompe à chaleur agréé, faute de quoi la prime CEE est divisée par cinq, et une offre CEE acceptée avant la signature du devis. La prime est détaillée dans notre article sur les certificats d’économies d’énergie, et votre profil se calcule avec notre simulateur MaPrimeRénov’.
Un point que les simulations oublient : les primes sont versées après les travaux, parfois plusieurs mois après. Si la trésorerie manque, deux solutions. Certains artisans avancent les primes et les déduisent de leur facture, en se faisant mandater pour les percevoir à votre place. Sinon, empruntez davantage, dans la limite du coût diminué de MaPrimeRénov’ (8 000 € ici), puis remboursez par anticipation à l’arrivée de la prime CEE : c’est sans indemnité.
2. Isolation, fenêtres, chauffe-eau : prime CEE et éco-PTZ, sans MaPrimeRénov’
C’est le cas nouveau, et celui où l’éco-PTZ pèse le plus. Exemple : une maison de 100 m² chauffée à l’électricité, en zone H2, ménage au profil Violet, qui isole ses combles perdus et remplace son vieux cumulus par un chauffe-eau thermodynamique.
| Poste | Montant |
|---|---|
| Isolation des combles perdus, 90 m², R ≥ 7 | environ 2 700 € |
| Chauffe-eau thermodynamique posé | environ 3 200 € |
| Total, TVA 5,5 % comprise | environ 5 900 € |
| Prime CEE isolation | environ 900 € |
| Prime CEE chauffe-eau, bonifiée jusqu’au 31 décembre 2026 | environ 500 € |
| MaPrimeRénov’ | 0 €, gestes exclus depuis le 1er septembre |
| Reste à charge | environ 4 500 € |
| Éco-PTZ « deux actions » à 0 % sur 5 ans | 75 € par mois |
Sans éco-PTZ, ce ménage sortait 4 500 € d’un coup. Avec, il paie 75 € par mois pendant cinq ans, et le plafond de deux actions, 25 000 €, laisse de la marge pour ajouter des travaux au dossier. Attention à la bonification du chauffe-eau : elle n’est acquise que pour un devis signé d’ici le 31 décembre 2026, et si le logement ne garde aucun équipement au gaz ou au fioul après travaux.
L’astuce du bouquet : huit fenêtres à changer pour 9 600 € ? Seules, elles plafonnent l’éco-PTZ à 7 000 €. Ajoutez l’isolation des combles au même dossier : vous passez à deux actions, plafond 25 000 €, et la totalité devient finançable à taux zéro. Regrouper les travaux dans une même demande relève le plafond. Les étaler oblige à passer par l’éco-PTZ complémentaire, à demander dans les cinq ans, sans dépasser 30 000 € au total pour les deux prêts (50 000 € en rénovation globale ou avec MaPrimeRénov’).
3. Rénovation d’ampleur : éco-PTZ MaPrimeRénov’ ou prêt avance rénovation
Pour un logement classé E, F ou G qui ne conserve pas de chauffage au fioul ou au charbon, ni de chauffage au gaz s’il s’agit d’une maison, la rénovation d’ampleur de MaPrimeRénov’ finance de 10 à 80 % d’une dépense plafonnée selon vos revenus, primes CEE comprises. L’éco-PTZ MaPrimeRénov’ prend le relais : jusqu’à 50 000 € sur 20 ans, dans la limite du reste à charge, sur présentation de la décision de l’Anah datée de moins de six mois. Sur un projet de 42 200 € TTC aidé à hauteur de 18 000 € (ménage au profil Jaune, gain de deux classes), les 24 200 € restants reviennent à environ 101 € par mois sur 20 ans.
Les propriétaires occupants aux revenus modestes et très modestes ont une autre option : le prêt avance rénovation, jusqu’à 50 000 €, sans intérêts pendant dix ans, remboursé en une seule fois à la vente ou à la succession. Il se cumule avec l’éco-PTZ, à condition de financer des postes de travaux différents.
Les erreurs qui coûtent le taux zéro
Croire que l’éco-PTZ est parti avec MaPrimeRénov’. « L’isolation n’est plus aidée » : le raccourci est tentant depuis septembre, et il est faux. Elle n’est plus aidée par MaPrimeRénov’ quand elle est réalisée seule, mais la prime CEE et l’éco-PTZ la financent toujours. Renoncer à isoler pour cette raison serait la plus chère des erreurs.
Lancer le chantier au mauvais moment. L’éco-PTZ tolère trois mois d’avance, pas la prime CEE ni MaPrimeRénov’. Et un chantier démarré avant l’accord de la banque reste à votre charge si elle refuse. L’ordre sûr : offre CEE acceptée, devis signé, dossier MaPrimeRénov’ déposé et accusé de réception reçu s’il y a lieu, offre de prêt, puis travaux.
Changer ses fenêtres sans lire les conditions. Seules, elles plafonnent le prêt à 7 000 €. Et elles doivent remplacer des fenêtres en simple vitrage : changer un double vitrage ancien pour un neuf n’entre pas dans les critères.
Compter sur l’éco-PTZ pour une VMC seule. Elle n’est finançable qu’avec un changement de chauffage, comme conséquence d’autres travaux ou dans une rénovation globale. Posée seule, il reste la prime CEE et la TVA à 5,5 %.
Signer un devis au mauvais taux de TVA. Les travaux d’amélioration énergétique d’un logement de plus de deux ans relèvent de la TVA à 5,5 %. Depuis le 1er mars 2025, plus d’attestation séparée à remplir : une mention sur le devis ou la facture suffit. Vérifiez le taux avant de signer. Seule exception notable : une chaudière au gaz ou au fioul est désormais facturée à 20 %.
Choisir un artisan non RGE. Hors assainissement, chaque entreprise doit détenir la qualification RGE correspondant aux travaux qu’elle réalise. Vérifiez sur l’annuaire officiel France Rénov’, et suivez notre méthode pour choisir un artisan RGE. Un démarcheur qui propose de « monter l’éco-PTZ » contre une signature immédiate coche toutes les cases des arnaques à la rénovation énergétique.
Dépasser les trois ans. Sans factures dans les trois ans qui suivent l’offre, vous perdez l’avantage du taux zéro : il faut rendre l’équivalent des intérêts pris en charge par l’État, majoré de 25 %. Vérifiez la disponibilité de l’artisan avant de signer, et demandez l’allongement à temps si le chantier dérape.
Quelle banque pour un éco-PTZ
Seuls les établissements ayant signé une convention avec l’État distribuent l’éco-PTZ. La plupart des grands réseaux l’ont fait : Crédit Agricole, Banque Populaire, Caisse d’Épargne, BNP Paribas, Société Générale, LCL, Crédit Mutuel, CIC, La Banque Postale, entre autres. Depuis avril 2024, des sociétés de tiers-financement, souvent régionales, peuvent aussi le proposer.
Le taux est nul partout, la concurrence se joue donc ailleurs : rapidité d’instruction, qualité du suivi, et frais annexes : assurance emprunteur, et frais de garantie si la banque en exige une. Votre banque habituelle va souvent plus vite, mais rien ne vous y oblige. Si elle refuse ou traîne, déposez le même dossier ailleurs : les formulaires officiels sont identiques partout.
Un argument à connaître si vos revenus sont modestes : le Fonds de garantie pour la rénovation peut garantir jusqu’à 75 % du prêt aux ménages sous les plafonds de ressources modestes de l’Anah, ceux des profils Bleu et Jaune de MaPrimeRénov’. Un décret du 24 décembre 2025 les a actualisés pour 2026 : 22 259 € de revenu fiscal de référence pour une personne seule hors Île-de-France, 29 253 € en Île-de-France. Pour la banque, le risque baisse nettement. Mentionnez-le dès le premier rendez-vous.
Avant ce rendez-vous, bouclez le plan de financement : primes CEE simulées, MaPrimeRénov’ si elle s’applique, reste à charge chiffré. Un dossier qui arrive avec un montant précis et des devis conformes passe plus vite. En cas de doute sur une règle, la fiche officielle de service-public.fr et l’analyse juridique de l’ANIL font référence.
Questions fréquentes sur l’éco-PTZ
L’éco-PTZ finance-t-il encore l’isolation seule en 2026 ?
Oui. Les réformes de 2026 ont retiré l’isolation du parcours par geste de MaPrimeRénov’, les murs au 1er janvier et le reste au 1er septembre, mais pas de l’éco-PTZ. Isoler ses combles, ses murs ou son plancher reste finançable à taux zéro, jusqu’à 15 000 € pour un geste seul. Les exigences techniques sont désormais fixées dans l’arrêté propre à l’éco-PTZ, modifié le 25 août 2026, pour toutes les offres émises depuis le 1er septembre.
L’éco-PTZ est-il soumis à des conditions de ressources ?
Non. Tous les propriétaires y ont droit, quel que soit leur revenu. La banque vérifie seulement votre capacité de remboursement, comme pour tout crédit, et elle peut refuser. Si vos revenus sont modestes, le Fonds de garantie pour la rénovation peut couvrir jusqu’à 75 % du prêt, ce qui facilite l’accord.
Peut-on commencer les travaux avant d’avoir l’offre de prêt ?
Oui, dans une limite : les travaux ne doivent pas avoir commencé plus de trois mois avant l’émission de l’offre. Mais si vous demandez aussi la prime CEE ou MaPrimeRénov’, leurs règles sont plus strictes : offre CEE acceptée avant la signature du devis, travaux commencés seulement après l’accusé de réception de l’Anah pour MaPrimeRénov’. Et tant que la banque n’a pas donné son accord, rien ne garantit le financement.
Combien peut-on emprunter pour changer ses fenêtres ?
7 000 € si les fenêtres sont le seul geste, sur 15 ans au maximum. Elles doivent remplacer des fenêtres en simple vitrage, avec Uw ≤ 1,3 et Sw ≥ 0,3, ou Uw ≤ 1,7 et Sw ≥ 0,36. Associées à un deuxième geste, l’isolation des combles par exemple, le plafond passe à 25 000 € pour l’ensemble.
Peut-on cumuler l’éco-PTZ avec MaPrimeRénov’ et la prime CEE ?
Oui, et c’est le montage le plus efficace pour une pompe à chaleur. Pour un appareil à 12 000 € et un ménage au profil Jaune, prime CEE et MaPrimeRénov’ couvrent 9 000 €, et l’éco-PTZ étale les 3 000 € restants à 50 € par mois sur cinq ans. Pour l’isolation, les fenêtres ou le chauffe-eau réalisés seuls, il n’y a plus de MaPrimeRénov’ à cumuler : la prime CEE et l’éco-PTZ font le travail.
Comment fonctionne l’éco-PTZ en copropriété ?
Le syndicat des copropriétaires peut souscrire un éco-PTZ collectif pour financer les travaux de l’immeuble, pour le compte des copropriétaires qui y participent. Les plafonds s’appliquent par logement, de 15 000 € pour une action à 50 000 € pour une rénovation globale ou avec MaPrimeRénov’ Copropriété, sur 15 ou 20 ans. Un copropriétaire peut ensuite compléter avec un éco-PTZ individuel complémentaire pour ses propres travaux. Voir aussi notre article sur MaPrimeRénov’ Copropriété.
Que se passe-t-il si je vends mon logement avant la fin du prêt ?
En cas de vente ou de donation, le capital restant dû doit être remboursé, au plus tard lors des formalités de publicité foncière. Même règle si le logement change d’usage en cours de prêt : résidence secondaire, location saisonnière, local commercial ou professionnel.
Peut-on rembourser l’éco-PTZ par anticipation ?
Oui, sans aucune indemnité. Comme le prêt ne coûte rien, rembourser plus tôt n’a pas d’intérêt financier en soi. Mais c’est utile pour solder la part du prêt qui a servi à avancer une prime, une fois celle-ci versée, ou pour libérer votre capacité d’emprunt avant un autre projet.
- L’éco-PTZ prête jusqu’à 50 000 € sans intérêts et sans condition de revenus, pour les offres émises jusqu’au 31 décembre 2027.
- La réforme de septembre 2026 ne l’a pas touché : isolation, fenêtres, chauffe-eau et chauffage au bois réalisés seuls restent finançables, avec des exigences techniques désormais fixées dans son propre arrêté.
- Plafonds : 7 000 € pour des fenêtres seules, 15 000 € pour un geste, 25 000 € pour deux, 30 000 € pour trois et plus, 50 000 € sur 20 ans en rénovation globale ou avec MaPrimeRénov’.
- Regrouper les travaux dans un même dossier relève le plafond.
- Règle du prêt : pas de travaux commencés plus de trois mois avant l’offre. La prime CEE et MaPrimeRénov’ imposent un ordre plus strict, et c’est lui qui compte.
- Une VMC seule n’est pas éligible, et les fenêtres doivent remplacer du simple vitrage.
- Artisan RGE, travaux et factures dans les trois ans, sous peine de rendre l’avantage majoré de 25 %.
- Revenus modestes : le Fonds de garantie pour la rénovation couvre jusqu’à 75 % du prêt, un argument de poids face à une banque qui hésite.